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Fondation Pierre Sarazin
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GDA de Loches Montrésor

Date6 mai 2001

auteursar-colette

annee Lauréat 2001

Le prix fut remis en 2001 à M. Henri Frémont aujourd’hui Président de la Communauté de Communes de Montrésor et à M. Raymond Denais, conseiller en Développement.

Les agriculteurs sont aujourd’hui fréquemment mis en cause quant à la qualité de l’eau résultant de leurs pratiques agricoles.

Le GDA de Loches-Montrésor regroupe 188 exploitations (60 % du secteur) engagées dans un projet collectif consistant à tester et à adopter des pratiques agricoles répondant à un double défi :

  1. le respect de la qualité des eaux ;
  2. les bonnes performances économiques des exploitations agricoles.

Le périmètre concerné par le GDA comprend des exploitations d’élevage et des exploitations céréalières, et les surfaces boisées y prennent une part croissante.

Ces préoccupations s’inscrivent dans un « Plan d’Action Agricole », adopté dès 1995 d’abord avec les éleveurs laitiers, puis étendu pour la période 2000-2005 à l’ensemble des adhérents.

Les actions retenues sont mises en œuvre dans le cadre d’un « CTE collectif » qui prévoit que les agriculteurs qui s’en réclament doivent adopter au moins 2 des 3 mesures suivantes :

  • Installation d’une culture intermédiaire, conçue comme piège à nitrate et stimulatrice de l’activité biologique des sols ;
  • Adoption de cultures nouvelles (protéagineux essentiellement) ;
  • Réduction de la pression pesticide.

Par rapport aux travaux désormais classiques sur la limitation des pollutions azotées par la mise en place de bandes enherbées, son innovation repose sur une conception globale des rapports entre agriculture, sol et eau :

  • Un bassin versant, lieu de mises au point de références, de recherche, de compréhension et de diagnostic, sur la base d’analyses systématiques réalisées sur le ruisseau exutoire sur un large spectre de substances. Ces informations en font aussi un lieu d’évaluation des pratiques recommandées, selon les systèmes d’exploitations et les rotations, les dispositifs de drainage et d’irrigation, les conditions climatiques.
  • Une pédagogie auprès des adhérents du concept de pollution : ce qui est rejeté doit d’abord être vu par les agriculteurs comme une perte de substances et de moyens, susceptibles de pénaliser l’équilibre économique de leurs exploitations.
  • La recherche d’indicateurs de bonne santé du territoire, avec le concours de scientifiques qui apportent une garantie de sérieux méthodologique.

Les observations réalisées montrent notamment que sur ces sols d’argile le problème numéro 1 n’est pas lié à l’usage des nitrates, mais qu’une plus grande attention doit être portée aux pesticides, dont l’usage peut être limité par l’introduction de nouvelles cultures dans l’assolement.

En conclusion, ce travail rejoint les préoccupations de la Fondation Pierre Sarazin et de l’Académie d’Agriculture de France :

  • par son caractère collectif qui redonne de la consistance à une démarche de groupe ;
  • par son engagement dans la préservation de l’environnement et plus spécialement de la qualité des eaux ;
  • par sa capacité à mobiliser les compétences des partenaires techniques, scientifiques et économiques ;
  • par son souci de pouvoir répondre aux nouvelles demandes de la société vis-à-vis de l’agriculture.

M. Franck Peneau
Président
1 bis Mail de la Mairie
37600 Ferrière-sur-Beaulieu
Tél. : 02 47 59 47 92