Pierre Sarazin a inspiré le développement en France des cultures de maïs en tant que directeur fondateur du Groupe France Maïs, devenu par la suite Pioneer-France Maïs.

Profondément humain et passionné par le monde agricole, Pierre Sarazin a été un visionnaire à l’écoute des autres.

Au-delà de ses fonctions, sa personnalité hors du commun a inspiré de nombreux acteurs de l’agriculture.

« Comme vous choisissez vos semences, comme vous préparez avec soin vos semis, je vous souhaite de puiser en vous-même le meilleur de ce que vous êtes et de mobiliser toutes vos énergies pour féconder le temps qui s’offre à vous. »

Quelques dates

  • Pierre Sarazin est né le 14 juin 1935 à Barr (Bas-Rhin) ;
  • Il étudie à l'école Massillon, à Paris ;
  • En 1957, il entre à l'École nationale supérieure d'Agronomie de Grignon ;
  • Il disparaît prématurément le 16 juillet 1989.

Pierre Sarazin incarne à la fois l'Alsace, le Midi toulousain, la semence, les coopératives, la recherche internationale et les convictions mûries par les épreuves de l'exode de 1940 et de la guerre d'Algérie.

Un projet ambitieux

Très tôt dans sa vie professionnelle, en 1964, il participe à la construction d'un projet conçu par un groupement de coopératives qui prend corps dans l'entreprise SICA France Maïs.

L'objectif ? La commercialisation des semences de maïs hybride produites par les coopératives sociétaires.
Pioneer Hi-Bred International Inc., société américaine de l'Iowa et première société de sélection végétale au monde, apporte son soutien grâce à ses connaissances dans le domaine de la recherche génétique.

Pierre Sarazin s'investit pleinement dans ce projet. Il y distille sa soif d'innovations technologiques, sa foi dans l'agriculture et dans les agriculteurs, sa capacité à entraîner les hommes et à mettre en synergie des mondes aussi éloignés les uns des autres que peuvent l'être une société du Midwest et des coopératives françaises.

Sa vocation ? l'innovation


Pierre Sarazin constate avec regret que les agriculteurs sont mal connus et sous-estimés dans la société française.

Son départ prématuré l'empêche de réaliser toutes les ambitions qu'il nourrissait pour les jeunes de l'agriculture et des milieux ruraux.
Ses collaborateurs, partenaires et amis ont décidé de poursuivre l'œuvre entreprise à travers la Fondation, destinée à promouvoir l'innovation dans le monde agricole.

Publications

Soucieux de la reconnaissance du monde agricole et de ses acteurs, il publiera deux livres :

  • « Du maïs et des hommes », 1982 ;
  • « La quatrième ressource », 1988.

Ces ouvrages présentent au grand public les innombrables ressources du maïs et l'histoire de la génétique végétale.